jeudi 24 décembre 2009

Cocktail White Christmas

Un petit cocktail pour vous souhaiter de Joyeuses Fêtes de fin d'année à toutes et à tous! Inspiré du 'White Russian' ce classique des cocktails à base de créme liquide, de liqueur de café et de vodka, je l'ai transformé en 'White Christmas' en utilisant la liqueur chocolat et épices préparé avant les fêtes (voir la recette ici).

Pas de préparation compliquée, il suffit de verser dans un shaker 1/3 vodka bien froide (la mienne est toujours au freezer), 1/3 de liqueur 'Esprit de Noël', et 1/3 de crème liquide. Frappez bien au shaker et verser dans de jolis verres à cocktail.

Joyeuses fêtes!



mercredi 23 décembre 2009

Coings farcis à la viande

La saison des coings touche déjà à sa fin, donc j'ai été assez content quand j'en ai quand même trouvé ce week-end. J'ai hésité a encore préparé des coings rôtis au four, car c'est que je préfère, mais finalement j'ai opté pour cette recette plus rapide, d'origine persane (les coings sont toujours des fruits très populaires en Iran). C'est une recette très simple mais originale, le seul inconvénient c'est qu'il faut évider les coings, mais ceux qu'on trouve en cette fin de saison sont déjà un peu plus tendres, ça facilite la tâche.


Ingrédients:

1 ou 2 coings par personne selon la taille
100g de viande hachée par coing (du haché porc/boeuf dans mon cas, mais ce serait également délicieux avec du haché d'agneau)
1 bel oignon
1/2 cuill à café de cannelle
1/2 cuill à café de cumin en poudre
1/4 cuill à café de piment rouge en poudre
1/2 cuill à café de sel


Préparation:

Dans une sauteuse à fond épais faites revenir l'oignon haché dans une cuill à soupe d'huile, en saupoudrant d'un peu de sel pour empêcher l'oignon de brunir, quand il commence à devenir translucide, ajoutez la cannelle, le cumin et le piment et continuez à faire revenir quelques minutes. Ajoutez la viande hachée, en écrasant à la cuillère en bois pour éviter qu'elle ne reste en gros morceaux. Salez et faites cuire à feu moyen jusqu'à ce que la viande soit uniformément colorée.
A l'aide d'un vide-pomme, enlevez le coeur des coings. Grattez un peu l'intérieur des fruits pour laissez plus de place à la farce en gardant la chair ainsi récupérée. Disposez les coings bien serrés dans une cocotte juste assez grande pour les contenir et farcissez-les de la viande hachée cuite et épicée. Ajoutez la chair des coings grattée au fond de la cocotte et remplissez d'eau à mi-hauteur des fruits. Saupoudrez d'un peu de sucre, couvrez et faites mijoter jusqu'à ce que la chair des coings soit tendre, 45 minutes environ.

Bon appétit!

lundi 21 décembre 2009

Curry de pois chiches aux épinards et à l'aubergine



J'avais déja réalisé une recette de curry de pois chiches il y a quelques temps, mais j'avais pris le raccourci d'utiliser des pois chiches déja cuits en boîte. Sur les conseils d'Apolina, du blog Bombay-Bruxelles, j'ai essayé avec des pois chiches vendus secs. Finalement ce n'est ni beaucoup plus long ni beaucoup plus compliqué et les pois chiches ont une meilleure texture de cette façon.

La recette vient une nouvelle fois du livre 'Lord Krishna's cooking' et une nouvelle fois, c'est un délice. Une des particularités de ce livre est qu'aucune recette ne contient d'ail ou d'oignon (qui je crois sont considérés impurs par les bramhins), il y est donc souvent fait appel a l'ase fétide ou asa foetida pour ajoutez du goût et pour aider à la digestibilité des légumineuses. Extraite du rhizome d'un genre de fenouil géant, son odeur est très caractéristique de part sa forte teneur en soufre, une fois frite son goût rappelle un peu l'ail. C'est une épice utile à avoir dans son placard, mais utiliser avec parcimonie.


Ingrédients:

200g de pois chiches secs
1 aubergine
250g d'épinards hachés surgelés
1 bouquet de persil
un morceau d'environ 7cm de gingembre frais
2 piments verts épépinés
1 cuill à soupe de graines de cumin
1/8 de cuill à café d'asa foetida
1 boîte de tomates concassées
1 cuill à café de curcuma
1 cuill à soupe de coriandre en poudre
1 cuill à café de paprika
1/2 cuill à café de piment en poudre
1/2 cuill à café de poivre noir moulu


Préparation:

La veille, faites tremper les pois chiches dans un grand volume d'eau. Pensez également à sortir les épinards du congélateur pour les faire décongeler.
Pour cuire les pois chiches: rincez-les, couvrez d'eau et faites les cuire à la cocotte-minute pendant une vingtaine de minutes.
Dans une cocotte à fond épais, faites revenir l'aubergine coupée en petits dés dans 4 cuill à soupe d'huile ou de ghee, jusqu'à ce que les dés soient tendres. Retirez les dés d'aubergine de la cocotte et gardez de côté. Ajoutez 2 cuill à soupe d'huile ou de ghee et faites y revenir les graines de cumin avec le gingembre frais râpé et les piments verts hachés. Quand les graines de cumins commencent à brunir, ajoutez l'asa foetida et remuez bien. Ajoutez les tomates concassées et faites revenir quelques minutes à feu moyen. Ajoutez toutes les épices restantes et la moitié du persil haché.
Quand les pois chiches sont cuits, égouttez-les et ajoutez-les au mélange tomates-épices, ainsi que les aubergines, mélangez bien puis ajoutez de l'eau pour avoir une consistance semi-liquide. Faites mijoter entre 1/2h et 1 heure pour bien mélanger les parfums. 15 minutes avant de servir, ajoutez les épinards bien égouttés et salez à votre convenance.
Au moment de servir, ajouttez le reste de persil haché, et une cuill à soupe de garam masala.


Bon appétit!







vendredi 18 décembre 2009

Cake à la betterave rouge et au gingembre

Il existe bien un fameux carrot-cake, et j'ai déjà fait des gâteaux à la courgette, alors pourquoi pas à la betterave? La recette est inspirée du 'scarlet-speckled loaf cake' du livre Nigella Christmas. Je l'ai adapté en utilisant pour le parfumer du gingembre à la place du citron, et en ajoutant une pomme car la betterave du potager était plutôt petite. Le résultat est un cake très tendre, aux couleurs chaudes et à la légère saveur de gingembre, et ne vous inquiétez pas: on ne sent pas le goût de la betterave! ;-)


Ingrédients:

1 betterave non cuite (la mienne était de la taille d'une petite pomme)
1 pomme
100g de beurre
2 oeufs
150g de farine
100g de sucre
3cm de racine de gingembre râpée
1 cuill à soupe de gingembre en poudre
1 cuill à café de bicarbonate ou de levure chimique
1 poignée de raisins secs et/ou de canneberges séchées


Préparation:

Préchauffez votre four thermostat 4.
Pelez la betterave et râpez-la finement, puis râpez également la pomme et le gingembre frais. Dans un grand bol, mélangez le beurre ramolli avec le sucre puis les oeufs. Ajoutez betterave (avec tout le jus rouge sang), pomme et gingembre (frais et en poudre), puis la farine et le bicarbonate. Mélangez bien et admirez la splendide couleur rose de la pâte! ;-) Versez dans un moule à cake généreusement beurré, et enfournez pour 1 bonne heure. Vérifiez la cuisson en enfonçant un pic à brochette dans le cake: il doit ressortir propre. Laissez refroidir dans le moule avant de retourner sur une grille. Dégustez à quatre heure, avec un thé bien chaud par un après-midi d'automne.

Bon appétit!




mercredi 16 décembre 2009

Soupe aux carottes, navets et topinambours aux saveurs thaïes




Une petite soupe hivernale loin d'être sophistiquée, mais qui est relevée de saveurs qui évoquent la Thaïlande: ail, citronnelle, galanga, sauce poisson et piment. Le galanga peut être remplacé par du gingembre, mais le goût sera un peu différent. Comme il est difficile de trouver du galanga frais, je me contente la plupart du temps de galanga haché en bocal: on en trouve dans certains Delhaize, et ça se garde sans problème au frigo. La combinaison carottes-navets-topinambours utilisée ici dépend juste de ce que j'avais en stock au frigo au moment de préparer la recette: je suis sûr que des tas d'autres combinaisons de légumes pourront être cuisinées de la même façon avec succès.


Ingrédients:

1 petite botte de navets
8 carottes
6 topinambours
1 tige de citronnelle
1 cuill à soupe de galanga haché (à défaut, du gingembre)
1 gousse d'ail
1 cuill à soupe de sucre (de palme si vous avez, sinon du sucre blanc c'est bien aussi)
1 cuill à soupe de sauce poisson
Du piment sous forme liquide selon votre goût (du tabasco par exemple, pour moi c'était de le sauce piment jaune thaïe).


Préparation:

Versez un peu d'huile dans le fond de votre cocotte-minute, et faites-y revenir à feu doux l'ail pressé, le galanga et la citronnelle finement hachée. Quand ça commence à sentir délicieusement bon, montez un peu le feu, ajoutez le sucre, mélangez bien, puis ajoutez la sauce poisson. Ajoutez enfin les légumes pelés et coupés en morceaux, et faites les revenir quelques minutes dans le mélange pour qu'ils s'imprègnent des épices. Couvrez d'eau chaude, salez et faites cuire sous pression pendant une 20aine de minutes. Mixez, rectifiez l'assaisonnement, et ajoutez du piment selon votre goût. Si vous voulez rendre la soupe un peu plus riche, vous pouvez ajoutez juste avant de servir un oeuf battu dans la soupe en mélangeant bien. Servez sans attendre.

Bon appétit!

lundi 14 décembre 2009

Tatin de poireaux aux roquefort






Une des spécialités de ma maman que je préfère, c'est sa tarte aux poireaux, qui est en fait plutôt une tourte aux poireaux, le mélange poireaux/crème fraîche/fromage râpé étant recouvert d'une couche de pâte brisée, ce qui empêche les poireaux de sécher. C'est un délice. Mais bon, moi, je ne sais pas pourquoi, je ne suis jamais motivé pour faire une pâte à tarte, pour l'étaler au rouleau, etc. J'ai donc imaginé cette version avec une pâte levée type pâte à pizza (beaucoup moins gras en plus: seulement 1 cuill d'huile d'olive pour la pâte), et en tatin pour que les poireaux ne sèchent pas à l'abri sous la pâte. J'ai remplacé la traditionnelle crème fraîche par du roquefort tout simplement parceque j'en avais en stock au frigo et que c'est bon. Je suis assez fier du résultat: pour une improvisation du vendredi soir, c'était une réussite!


Ingrédients:

4 gros poireaux (ou 6 de taille moyenne)
2 gousses d'ail
1 cuill à café de sucre
1 cuill à soupe de jus de citron ou de tamarin
250g de farine
1 cuill à café de sel
huile d'olive
3g de levure fraîche (la sèche c'est bien aussi, assurez vous que vous pouvez la mélanger directement à la farine)
du roquefort (à vous de voir la quantité selon votre goût)
du fromage râpé (à volonté: plus y'en a, meilleur c'est!)


Préparation:

Préparez la pâte comme pour la recette de tarte flambée (c'est par ici).
Coupez les extrémités vertes des poireaux et jetez-les, lavez les blancs pour enlever les restes de terre et coupez les en tronçons épais d'1 cm. Faites chauffez deux cuill à soupe d'huile dans une grande sauteuse, ajoutez le sucre et l'ail pressé; faites dorer l'ail quelques instant puis ajoutez les poireaux. Mélangez bien, couvrez et laissez suer à feu doux pendant 20 minutes. Ensuite laissez évaporez à découvert en remuant de temps à autre pendant 10-15 minutes jusqu'à ce que les poireaux soient délicieusement fondants. Salez et poivrez selon votre goût et ajoutez le jus de citron ou le tamarin.
Quand la pâte est levée et que vous l'avez abaissée, mettez les poireaux au fond d'un moule a manqué (le mien est en téflon, donc je n'ai pas eu à le beurrer) en gardant 2-3cm sur les bords. Parsemez de roquefort émietté puis de fromage râpé. Couvrez avec la pâte que vous aurez étiré à la largeur du moule. Enfournez pour 20 minutes environ à four chaud (th 8).
Sortez du four et démoulez directement sur un plat de service. Dégustez sans attendre!

Bon appétit!

vendredi 11 décembre 2009

Yeshimbra Assa: Curry éthiopien aux biscuits de pois chiches






Une recette éthiopienne originale, où on retrouve les bases classiques de la cuisine éthiopienne: berbere, oignons rouges, mais où la viande est remplacée par des biscuits de pois chiches. Les éthiopiens étant majoritairement chrétiens orhodoxes, c'est en fait une recette de Carême, et les biscuits de pois chiches sont traditionnellement façonnées en forme de petits poissons. Une idée intéressante pour les végétariens, qui peut être transposée à tout type de curry, surtout que les biscuits sont un jeu d'enfant à préparer.
C'est vrai qu'en photo, l'aspect de ce 'curry' (ce n'en est sans doute pas vraiment un, mais je n'ai pas d'autre mot pour le décrire) n'est pas très folichon, mais ne vous inquiétez-pas: en vrai son odeur alléchante et son goût puissant et complexe sauront séduire les amateurs de découvertes...


Ingrédients:

300g de farine de pois chiches ("besan" dans les épiceries indiennes)
2 cuill à soupe d'huile
6-7 oignons rouges
2 cuill à soupe de berbere
5 cardamomes
2 gousses d'ail
4cm de gingembre

Préparation:

Préchauffez le four thermostat 7. Tamisez la farine de pois chiche dans un grand bol. Ajoutez un tout petit d'eau et les 2 cuill à soupe d'huile pour sabler la pâte, puis ajoutez encore de l'eau, jusqu'à obtenir une pâte épaisse, lisse et brillante. Couvrez vos mains d'un film d'huile et prélevez l'équivalent d'une bonne cuill à café de pâte. Roulez la pâte entre vos paumes et aplatissez pour obtenir la forme d'un petit poisson ou d'une feuille d'arbre. Posez au fur et à mesure sur la plaque de cuisson, puis enfournez pour une 15aine de minutes, jusqu'à ce que les biscuits soient joliment colorés.
Passez les oignons rouges rapidement au mixer, jusqu'à obtenir une purée d'oignons grossière. Faites revenir cette purée dans une sauteuse à fond épais, sans ajouter d'huile (c'est une des particularités de la cuisine éthiopienne) jusqu'à ce qu'ils aient perdu leur eau et qu'ils commencent à colorer (et à accrocher au fond de la sauteuse: ajoutez un peu d'eau si nécessaire!). Ajoutez ensuite un verre d'eau, puis après 3 minutes, 3 cuill à soupe d'huile. Mouillez avec de l'eau selon la consistance désirée, puis ajoutez l'ail et le gingembre hachées, le berbere, les graines de cardamome écrasées.
Un quart d'heure avant de servir, ajoutez les biscuits de pois chiches et faites mijoter jusqu'à ce qu'ils soient légèrement ramollis.
Servez avec du yaourt battu, et des légumes, par exemple des épinards, ou dans mon cas du saka-saka (des feuilles de manioc hachées, ça se trouve en boîte au Delhaize, il suffit de réchauffer le saka-saka dans un casserole ou vous aurez fait revenir un mélange ail-oignon dans un peu d'huile).
Traditionnellement le tout serait servi sur une injera, cette galette éthiopienne, lointaine cousine de la galette de blé noir bretonne, mais servi avec du riz ou un morceau de baguette bien fraîche, c'est également délicieux!


mercredi 9 décembre 2009

Berbere: mélange d'épices éthiopien



J'ai une véritable passion pour la cuisine éthiopienne, qui est malheureusement peu connue alors qu'elle est très riche et surprenante. A Bruxelles on compte deux restaurants éthiopiens très sympathique: le Kokob, dans le centre, assez grand et trendy, et le Salam, plus petit et à l'ambiance plus tranquille et familiale. Tous les deux proposent de délicieuses spécialités éthiopiennes, mais comme on ne peut pas toujours aller au restaurant, je me suis fait offrir un des seuls livres de cuisine éthiopienne disponible: Exotic Ethiopian cooking, de D.J. Mesfin. Depuis je cuisine éthiopien assez régulièrement et toujours avec plaisir.
Une des bases pour préparer de délicieuses spécialités éthiopienne, c'est le berbere, le mélange d'épices qui entre dans la préparation de nombreux plats qui pourraient entrer dans la famille des currys. Ce mélange étant difficilement trouvable dans le commerce, autant le préparer soi-même: ce n'est pas compliqué et en plus ça embaume la maison. Voici ma version simplifiée, pas complètement authentique, mais quand même délicieuse!


Ingrédients:

Une trentaine de piments rouges séchés, que vous aurez grossièrement épépinés (si vous trouvez des piments mexicains presque noirs et aromatiques, c'est encore mieux)
Une quinzaine de cardamomes
10 clous de girofle
2 batons de cannelle
2 cuill à soupe de piment de la Jamaïque (une baie également appelée 4-épices)
2 cuill à soupe d'ail en poudre
3 cuill à soupe d'oignon en poudre
Quelques feuilles de basilic et d'origan séché
1 cuill à soupe de sel


Préparation:

Dans une petite casserole à fond épais, faites griller légèrement à sec et successivement: les cardamomes entières, la cannelles brisée en morceaux, les clous de girofle, le piment de la Jamaique, et les piments (très légèrement). Dans un grand mortier, mélangez les épices grillées et tous les autres ingrédients. Pilez grossièrement, puis passez au moulin (j'ai acheté pour ça un moulin à café, 7 euros à une brocante de quartier). Passez plusieurs fois au moulin et finissez au mortier, jusqu'à obtenir un mélange assez fin.
Mettez dans un pot hermétique et attendez la prochaine recette sur ce blog pour utiliser! Non, en fait vous pouvez déjà utiliser ce mélange épicé pour relever un simple steak ou des légumes vapeur.

Bon appétit!

lundi 7 décembre 2009

Soupe à l'ananas, aux petits pois et aux amandes


C'est un étrange combinaison, je l'avoue, mais elle n'est pas de moi: elle vient d'un livre que j'adore, une mine de recettes végétariennes indienne: Lord Krishna's cooking: The Art of Indian Vegetarian Cooking. Je l'ai adapté pour en faire une recette du placard, c'est à dire une recette que je peux faire sans sortir faire de courses... Les petits pois sortent du congélo, l'ananas est en boîte, les amandes en purée (en boîte, comme on en trouve dans les boutiques bio) et j'ai toujours des piments verts et du gingembre au frigo...
La combinaison est originale mais vraiment délicieuse: cette soupe est crémeuse, sucrée, salée, légèrement pimentée, et avec ce qu'il y a dedans, elle est sûrement très bonne pour la santé!


Ingrédients:

2 cuill à soupe de purée d'amande ou de noix de cajou (à défaut, 125g d'amandes en poudre)
1 petite boîte d'ananas en conserve
des petits pois surgelés
1 morceau de gingembre (3cm)
1 ou 2 piments verts, épépinés pour moins de piquant
1 cuill à soupe de coriandre en poudre
1 cuill à soupe de graines de moutarde noire (facultatif)
1 cube de bouillon de légumes
Quelques filaments de safran
1 cuill à café de garam masala


Préparation:

Passez au mixer le mélange purée d'amande, gingembre, piment et coriandre en ajoutant de l'eau pour obtenir une pâte pas trop épaisse et bien lisse.
Dans une casserole à fond épais, faites chauffer un peu d'huile. Dès qu'elle est chaude, ajoutez les graines de moutarde; quand elles deviennent grises et commencent à sauter dans la poele, baissez le feu et ajoutez la pâte amandes-épices en remuant pour éviter qu'elle ne brule. Mouillez avec 1 à 2 L d'eau et le cube de bouillon, mélangez bien et faites mijoter 20 min à feu doux.
10 minutes avant de servir, ajoutez les petits pois et les rondelles d'ananas coupés en morceaux. Rectifiez l'assaisonnement et ajoutez les filaments de safran.
Au moment de servir, ajoutez le garam masala et un peu de muscade râpée.

Bon appétit!

vendredi 4 décembre 2009

Biscuits anti-déprime automnale

Pourquoi je les ai appelés comme ça? Et bien parce que j'y ai mis plein de noix différentes, dont des noix de macadamia, riches en tout plein de bonnes choses dont la vitamine B9 pour lutter contre le spleen hivernal. Comme en plus ces biscuits sont riches en chocolat et contiennent ce qu'il faut de matière grasse, j'ai décidé pour me donner bonne conscience de leur donner ce nom positif, qui sonne quand même mieux que biscuits hyper-caloriques-pour-faire-grossir-son-entourage... ;-) Bref, il ne faut pas en manger trop, mais un ou deux, ça fait le plus grand bien!


Ingrédients:

150g de farine
125g de chocolat noir à cuire
1 cuill à soupe bombée de cacao en poudre
60g de beurre (salé pour moi, je cuisine tout au beurre salé, origines oblige!)
60g de purée de noix de cajou
125g de cassonade brune
1 oeuf
1 cuill à café de bicarbonate de soude ou de levure chimique
des noix grossièrement hachées selon votre goût: noix de cajou, de pécan, de macadamia


Préparation:

Préchauffez votre four à 170°C.
Faites fondre le chocolat à cuire à feu très doux (ou au bain-marie si votre feu ne descend pas assez bas). Dans un grand bol, mélangez le beurre ramolli et la purée de noix de cajou avec le sucre jusqu'à obtenir un mélange crémeux.
Ajoutez l'oeuf et mélangez bien puis ajoutez tous les autres ingrédients jusqu'à obtenir une pâte assez homogène.
Façonner à la main des petites boules et aplatissez les pour en faire de petits biscuits. Cuire environ 20 minutes: un cure dent inséré dans un biscuit devrait ressortir propre. Ne vous inquiétez pas si les biscuits sont mous, ils vont durcir ne refroidissant.

Bon appétit!

mercredi 2 décembre 2009

Quesadillas

Depuis que je suis tombé sur cette recette de quesadillas dans le livre 'Nigella Express' de Nigella Lawson (il faudra que je vous parle un jour de Nigella: il y a beaucoup de gays qui vénèrent Madonna comme une déesse, et bien moi, Madonna me laisse froid, mais par contre Nigella, ah, Nigella... mais je m'égare!), donc depuis que j'ai découvert cette recette, c'est devenu un classique à la maison, spécialement quand j'ai peu de temps et d'inspiration pour cuisiner, souvent le samedi midi en revenant des courses par exemple. C'est prêt en 5 minutes et c'est super bon.


Ingrédients:

Des tortillas (genre de grandes galettes mexicaines souples vendues à côté des pains à cuire au supermarché), j'en compte 2 par personne
Du jambon séché en tranche (jambon de parme, ou autre: dans notre cas du 'Lomo curado' espagnol)
Du ketchup ('mexicain, c'est à dire déjà épicé, c'est mieux mais pas obligatoire) ou de la sauce tomate type 'salsa'
De la coriandre fraîche
Des oignons jeunes
Du fromage râpé


Préparation:

Posez une tortilla à plat sur votre plan de travail. Badigeonnez un peu de ketchup ou de sauce tomate sur une moitié de la tortilla (pas trop sinon ça va couler!), posez dessus une ou deux tranches de jambon coupées en lanières, puis un peu de coriandre, de l'oignon jeune coupé finement, et finissez par une couche généreuse de fromage râpé. Repliez la moitié non garnie de la tortilla, et pressez bien pour aplatir. Quand vous les avez toutes préparées, faites cuire vos quesadillas dans votre poêle à crêpes (ou dans mon cas sur ma galettière en fonte): vous pouvez en faire cuire deux à la fois, quelques minutes sur chaque face. Coupez chaque quesadilla en 3 parts égales et servez avec une salade verte et/ou un guacamole...

Bon appétit!


lundi 30 novembre 2009

Rashmi Kababs, Riz à la noix de coco et aux carottes, chutney de tomates vertes


La semaine dernière, j'ai nettoyé le jardin pour le préparer à l'hiver et j'ai récolté les dernières tomates vertes encore présentes. Je les ai utilisées ici pour faire un chutney de tomates vertes fraîches, tout simple mais très agréable.
Le poulet est grillé après avoir été mariné dans une marinade au yaourt et aux épices: ça signifie que si vous l'avez rapidement mis à mariner la veille, il n'y a plus qu'à le mettre dans le four 1h avant de manger.
La recette de riz assez simple et délicieuse: la noix de coco et le sésame grillés lui donnent un goût de noisette qui se marie très bien avec les carottes. C'est déjà une très bonne recette en soi, qui pourra aussi se consommer en plat unique.
Pour la recette du poulet grillé à la crème et aux épices, j'ai utilisé la recette d'Apolina du blog Bombay-Bruxelles, que je vous invite à consulter ici. J'ai utilisé des cuisses de poulet que j'ai laissées en une seule pièce, donc j'ai augmenté le temps de cuisson à environ 50 min.


Ingrédients:

Pour le chutney:
5 tomates vertes coupées en petits dés
1 piment vert
2 cuill à soupe de coriandre grossièrement hachée
2 cm de racine de gingembre râpée ou coupée en bâtonnets
2 cuill à soupe de raisins secs
1 cuill à café d'huile
1 cuill à soupe de jus de citron
1 cuill à café de garam masala
1/2 cuill à café de sel

Pour le riz:
200g de riz basmati
1 cuill à soupe de graines de sésame
2 cuill à soupe de noix de coco râpée
3 clous de girofle
3 cardamomes
1 bâton de cannelle
6 grains de poivre noir
4 carottes grossièrement râpées


Préparation:

Pour le chutney:
Mélangez bien tous les ingrédients dans un bol, laissez 2-3 heures au frigo pour que les saveurs se fondent entre elles, et c'est prêt: fastoche, non?

Pour le riz:
C'est pas beaucoup plus compliqué...
Faites chauffez une généreuse cuill à soupe de ghee ou d'huile dans une casserole à fond épais, puis faites y revenir ensemble toutes les épices entières, la noix de coco et le sésame, jusqu'à ce que la noix de coco prenne une jolie couleur dorée. Ajoutez alors le riz bien lavé et égoutté, et faites le revenir avec les épices pour qu'il soit enrobé de gras. Ajoutez de l'eau chaude: je ne mesure jamais l'eau pour le riz, j'utilise une règle toute simple, qui marche assez bien: le niveau de l'eau doit être plus haut que le niveau du riz d'environ une phalange (j'utilise mon doigt pour mesurer!). Ajoutez ensuite les carottes râpées, et amenez à ébullition. Quand l'eau bout, baissez le feu au minimum sur votre plus petit feu, couvrez hermétiquement et laissez cuire le riz dans sa vapeur (sans soulevez le couvercle) pendant 20 minutes. Au bout de ce temps, mélangez le riz pour l'aérer et coupez le feu. Le riz est alors prêt et pourra rester encore 1/2h dans sa casserole sans problème.

Bon appétit!

jeudi 26 novembre 2009

Pancakes sans oeufs


Au cours de mes lectures culinaires, je suis tombé récemment sur une recette d'ataif, ces 'pancakes' arabes farcis de fruits secs puis frits avant d'être trempés dans du sirop. Ça a l'air délicieux mais aussi très riche. Je n'ai pas encore essayé, mais par contre la recette de base pour ces pancakes est intéressante: il ne contiennent pas d'oeuf! La pâte est une pâte levée à la levure vivante et non à la levure chimique. Le résultat est très bon, la texture est aérée, peut-être un peu plus élastique que celle de pancakes à la levure chimique. Servis copieusement arrosés de sirop (par exemple à la fleur d'oranger pour être raccord avec l'origine de cette recette) ou avec du raisin confit comme sur la photo, c'est un régal!

Ingrédients:

300g de farine
1 cuill à coupe de sucre
de l'eau tiède
3g de levure fraîche
1 cuill à soupe d'huile


Préparation:

Mélangez la farine avec le sucre et la levure émiettée. Ajoutez de l'eau tiède en remuant jusqu'à obtenir la texture d'une pâte à crêpe assez épaisse. Mélangez bien à la cuillère en bois, couvrez et laissez lever entre 1/2h si vous êtes pressés à 1h. Faites chauffez votre poêle à crêpe ou mieux, votre galettière en fonte. Mélangez votre pâte pour éliminer les plus grosse bulles, ajoutez la cuill à soupe d'huile, mélangez vivement, puis versez sur la galettière chaude pour former des pancakes plus ou moins grands selon votre goût. Retournez dès que des bulles sont visibles à la surface des pancakes. Disposez les pancakes chauds directement sur les assiettes de service et nappez au fur et à mesure de sirop.
Servez accompagné de fromage blanc et parsemé d'amandes effilées.

Bon appétit!

lundi 23 novembre 2009

Jambon rôti au miel et à la moutarde, stoemp au potimarron



De temps à autre, on fait un petit tour au "Stone Manor", un supermarché de produits britanniques à Everberg. On y fait notre stock de produits pour quelques mois: des céréales (pour moi des Oatibix bites), des chips (miam, les kettle chips 'Thai red curry), du golden syrup, des dates en bloc (très pratique pour le sticky toffee pudding), enfin bref plein de bonnes choses pour remplir les armoires. On y trouve également du 'gammon', c'est à dire du jambon (fumé ou non) à cuire comme un rôti: délicieux chaud avec une sauce miel et moutarde ou en viande froide dans un sandwich.
Je l'ai accompagné d'un stoemp (pour les non-belges : en simplifiant, c'est une purée écrasée) au potimarron et aux carottes.


Ingrédients:

1 morceau de jambon à cuire d'1kg à 1.5kg (fumé ou non selon votre goût)
2 bières sucrées (lambic à la pêche pour moi)
du miel
de la moutarde
1/4 cuill à café piment en poudre

pour le stoemp:
4 pommes de terre
6 carottes
1 potimarron


Préparation:

Mettez le jambon dans une cocotte, versez les deux bières par dessus et complétez avec assez d'eau pour recouvrir la viande. Amenez à ébullition (en écumant si besoin) puis mijotez pendant 2h à couvert.
Préchauffez le four thermostat 7 avant la fin de la cuisson en cocotte. Préparez une pâte en mélangeant 2 quantités de moutarde pour 1 quantité de miel avec le piment. Sortez le jambon et égouttez-le. Au couteau, enlevez la couenne tout en laissant une couche de gras, que vous pouvez marquer en dessinant des losanges dans l'épaisseur au couteau. Placez le jambon dans un plat à four, enduisez du mélange moutarde/miel, versez un peu de jus de cuisson au fond du plat et enfournez pour 1/2h, jusqu'à ce que la jambon soit caramélisé.
Pendant ce temps préparez le stoemp express: faites cuire les légumes en morceau à la vapeur (20 minutes en cocotte-minute) puis écrasez les avec sel, poivre, muscade et un bon klouch de beurre ou de crème.
Pour servir, vous pouvez utilisez le jus réduit au fond plat comme sauce, ou si ce n'est pas suffisant, faire une sauce avec miel moutarde et jus de cuisson dans une petite casserole.

Bon appétit!


vendredi 20 novembre 2009

Liqueur "Esprit de Noël"

Mi-novembre, et je pense déjà à Noël... Je sais que la saison des fêtes laisse certaines personnes de marbre, mais moi, je n'y peux rien, j'aime ça: les décos kitchissimes avec des angelots dorées, les chants de Noël entonnés en choeur (Glooooooooooooooooria, in excelsis deo...), le vin chaud, les marchés de Noël boourrés d'artisanat qu'on ne souhaiterait pas offrir à son meilleur ennemi... Tout ça me met en joie (et alors, s'il y a de la neige, c'est l'apothéose! ;-).
Pour préparer cette période ô combien festive, j'ai donc concocté cette liqueur chocolatée qui pourra faire un joli cadeau au moment des fêtes, être utilisée en cocktail, pour relever un chocolat chaud, ou encore en digestif, pour ceux qui pratiquent encore la noble tradition du pousse-café.
En plus si vous avez les épices dans votre stock et de la vodka (ou du rhum) dans votre stock d'alcool, ça ne vous prendra que 5 minutes...


Ingrédients:

1 baton de canelle
1 étoile de badiane (anis étoilé)
2 clous de girofle
Quelques raisins secs ou des cranberries sèchées
2 cuill à soupe de cacao en poudre
1/2 piment rouge sec ou 1/4 cuill à café de piment en poudre (optionnel, pour ceux qui aiment l'alliance piment-cacao)
de la vodka

Préparation:

Mettez toutes les épices dans une bouteille (bouteille d'1/2L dans mon cas). Remplissez de vodka, mélangez bien en secouant, et laissez reposer quelques jours en secouant de temps en temps quand vous y pensez. Vous pouvez filtrer et offrir dans de jolies bouteilles décorées, ou continuer à laisser macérer, en ajoutant de la vodka au fur et à mesure que vous en consommez.
Très bientôt, une recette de cocktail à base de cette liqueur (qui peut aussi se préparer au rhum si vous préférez...).

Santé!


mercredi 18 novembre 2009

Gli strozzapreti di Sabrina


Cette recette me vient de Sabrina, une bonne amie parisienne, qui avait, il y a quelques temps, mentionné sur Facebook qu'elle préparait des gnocchis au beurre de sauge. Sauf qu'en discutant avec elle, je me suis rendu compte que sa recette n'était pas celle de gnocchis tels que je les connaissais (à la pomme de terre par exemple): les siens étaient à base de ricotta et d'épinards. Intrigué, je lui ai demandé sa recette, qu'elle m'a gentillement donnée, et je n'ai pas regretté ma curiosité: c'est divin! Le beurre de sauge, c'est délicieux, ça je le savais déjà, mais en plus la texture de ces strozzapreti (c'est à dire étouffe-curé!) est très légère et fondante: essayez, vous serez conquis!


Ingrédients: (pour 4 personnes en entrée ou pour deux en plat principal)

500g d'épinards frais ou 300g d'épinards hachés surgelés
150g de ricotta
1 oeuf
100g de farine
25g de chapelure
70g de parmesan râpé
1cf de noix de muscade fraîche râpée
100g de beurre
1 petite botte de sauge fraîche
huile d'olive
sel ; poivre


Préparation:

Pour le beurre de sauge : faites fondre doucement le beurre, ajoute la sauge et laissez infuser.
Mélangez les épinards bien égouttés, l'oeuf battu, la chapelure, le parmesan, la muscade, la ricotta, sel et poivre,pour obtenir une pâte pas trop liquide (sil elle l'est trop ajoutez un peu de chapelure et de parmesan) et faites de petits gnocchis à l'aide de farine sur du papier sulfurisé recouvert de farine, laissez un peu sécher (comme j'étais un peu pressé, j'ai fait des gnocchis plutôt gros, de la taille d'une noix, et c'était quand même délicieux).

Jetez les dans de l'eau bouillante salée et dès qu'ils remontent à la surface, attrapez-les avec une écumoire et posez les dans un plat à four au fond duquel vous aurez versé un peu de beurre de sauge, finissez en versant le reste de beurre et les feuilles de sauge sur les gnocchis.
Au moment de passez à table, enfournez les gnocchis à four pas trop chaud pour quelques minutes (vous pouvez parsemez un peu de parmesan sur les gnocchis avant de les passez au four, ça sera encore meilleur!).
Servez sans attendre et régalez-vous.

Bon appétit!

lundi 16 novembre 2009

Cheeseburger maison




Quand on a une envie de fast-food, nous on est plutôt fritkot que McDo ou Quick, parce qu'une bonne frite belge c'est rarement décevant alors qu'un hamburger tout raplapla à la viande huileuse, c'est toujours décevant. Mais j'ai quand même de chouette souvenirs de hamburgers mangés aux Etats-unis dans de vrais restaurants spécialisés, avec du vrai pain, de la vraie viande... Pour faire revivre ces souvenirs lointains, j'ai donc décidé de faire des hamburgers maison, en l'occurrence des cheeseburgers, car tout est toujours meilleur avec du fromage fondu!
Forcément, ce n'est plus vraiment du fast-food vu que j'ai pétri moi-même les petits pains, mais c'est très gai à préparer et le résultat est épatant!


Ingrédients:

250g farine
environ 150 ml de lait tiède
1 oeuf
1 cuill à soupe d'huile
1 cuill à soupe de sucre
1/2 cuill à café de sel
5g de levure fraîche
2 cuill à soupe de graines de sésame

300g de boeuf haché non épicé
1 cuill à café de Worcestershire sauce
1/4 cube de bouillon de boeuf émietté
1 belle échalote
1 tomate
quelques feuilles de laitue
quelques tranches de concombre
4 tranches de fromage (du bleu de Bresse pour moi)


Préparation:

Pour les petits pains (ou buns comme disent nos amis étasuniens):
Mélangez la farine et le sel, puis la levure fraîche émiettée (les levures modernes ne nécessitent plus d'activer la levure dans un peu de lait tiède comme c'était encore la cas il y a quelques années). Mesurez la quantité de lait tiède et mélangez avec l'oeuf, l'huile et le sucre dans le verre mesureur. Ajoutez cette préparation liquide à la farine et mélangez à la cuillère en bois. Quand l'ensemble forme une masse plus ou moins homogène, transférez le tout sur un plan de travail fariné et pétrissez. Au début la pâte sera molle et collante: ajoutez un peu de farine si elle colle trop aux doigts. Après quelques minutes de pétrissage (environ 10 minutes) vous aurez une belle boule souple et élastique. Posez-la sur le plan de travail et recouvrez du bol dans lequel vous avez fait le mélange. Laissez lever une bonne heure.
Quand la pâte a bien levé, aplatissez la pour en chasser les gaz, puis pétrissez à nouveau 1 minute. Roulez la pâte en un boudin que vous séparez en 4 morceaux égaux: modelez chaque morceau pour en faire une jolie boule que vous aplatissez légèrement avant de la posez sur la plaque de cuisson. Avec les doigts, passez un peu de lait sur le dessus de chaque pain, puis saupoudrez d'un peu de graines de sésame. Laissez levez 15 minutes puis enfournez à four chaud (190°C) pour une dizaine de minutes. Quand les pains sont biens dorés, faites les refroidir sur une grille.
Quand vous êtes prêts à manger, mélangez la viande hachée, la sauce worcestershire, l'échalote hachée menue, le 1/4 bouillon cube émietté, sel, poivre, et façonnez en petits burgers.
Allumez votre grill, passez-y quelques instants les pains coupés en deux pour les toaster, puis faites griller la viande selon votre goût. Quand c'est presque prêt, ajoutez sur chaque burger le fromage en tranche pour la fin de cuisson.
Posez la viande sur le pain toasté et beurré, puis ajoutez tranche de tomate, de concombre et feuilles de laitue. Servez de suite avec du ketchup ou de la sauce HP. Ouvrez très grand la bouche et dégustez!

Bon appétit!



vendredi 13 novembre 2009

Raisin confit au gingembre frais


Bon, il faut bien l'avouer, à la maison on n'est pas toujours très doué pour planifier les courses. J'adore la sécurité d'avoir des placards remplis de conserves et aliments secs, mais pour ce qui est du frais, on se retrouve souvent avec des salades pas très fraiches en bas du frigo ou des fruits qui pourissent lentement dans la corbeille parcequ'on en a trop acheté ou qu'on a simplement oublié qu'ils étaient là. C'est ce qui s'est passé avec une énorme grappe de raisin blanc que B. avait acheté. Plutôt bon, ce raisin: blanc, parfumé, à petits grains, sans pépins: il avait tout pour plaire.
Sauf qu'on l'a oublié quelques jours... puis encore quelques jours. Au final les grains se sont flétris (on n'était plus si loin du raisin sec!) et il n'était plus très intéressant à manger tel quel. Soit! Je me suis souvenu d'une recette de raisin confit pour laquelle cette grappe oubliée et déshydratée ferait un parfait cobaye.


Ingrédients:

1 belle grappe de raisin (sans pépins de préférence)
250 g sucre
1 morceau de gingembre frais
1 baton de canelle


Préparation:

Faire un sirop avec le sucre et un volume d'eau un peu inférieur au volume de sucre. Portez à ébullition, puis ajoutez le baton de canelle et le gingembre pelé et coupé en fines lamelles. Gardez à ébullition 5 minutes puis ajoutez les grains de raisin lavés et égouttés. Baissez le feu et faites confire le raisin pendant une vingtaine de minutes.
Retirez les grains de raisin et le gingembre à l'aide d'une écumoire et placez les dans un pot en verre propre. Réduisez encore le sirop pendant 5 minutes à feu vif et versez sur les raisins.
Si vous avez du sirop en trop, ne le jettez surtout pas, il sera délicieux sur des pancakes ou des crêpes.
Vous pouvez utiliser le raisin confit dans de nombreux desserts, mais aussi au petit déjeuner: quelques raisins dans votre bol de céréales: humm!

Bon appétit!


mardi 10 novembre 2009

Curry rouge au porc et à la courge



Si on fait une étude statistique des plats salés que je prépare le plus souvent, je pense que les currys sont facilement en tête. Il y a une telle variété dans les curry qu'on peut en cuisiner toute l'année sans se répéter. Ma préférence va vers les currys indiens, riches en épices, mais les currys thaïs sont aussi délicieux. Ils demandent toutefois des ingrédients qu'il est moins facile d'avoir en stock au frigo ou de trouver au supermarché du coin: galanga (cousin du gingembre mais au goût assez différent), feuilles de combava (ou kaffir: cousin du citronnier aux feuilles très aromatiques: pour ça pas de problème, on en a un en pot dans le jardin), etc. Mais ça vaut la peine de se lancer: un curry thaï préparé à partir d'une pâte de curry faite maison sera forcément supérieur à la version préparée avec une pâte de curry rouge en pot.

Pour cette recette j'ai utilisé une courge 'Futsu Black' du jardin, et du porc en tranches fines vendu au supermarché sous l'appellation 'brunir et servir'.


Ingrédients:

Pour la pâte de curry rouge:

6 piments rouges secs, épépinés et trempés quelques minutes dans de l'eau tiède
4 échalotes
4 gousses d'ail
1 morceau de galanga de 4cm (à défaut, du gingembre)
1 tige de citronnelle
quelques feuilles de combava (à défaut, le zeste de 2 citrons verts)
1 morceau de poisson cuit ou des crevettes cuites ou des crevettes sechées

Pour le curry:

500g de porc découpé en fines tranches
500g de courge coupée en cubes de 2 à 3cm
1 boîte de lait de coco
2 cuill à soupe de sauce poisson
1 cuill à soupe de sucre (de palme si vous en avez)
3 feuilles de combava


Préparation:

Rassemblez tous les ingrédients pour la pâte de curry dans le bol de votre mixer et mixez jusqu'à otention d'une pâte homogène, en ajoutant si besoin un peu d'eau.
Dans une grande sauteuse ou une cocotte, faites chauffer 2 cuill à soupe d'huile avec 2 cuill à soupe de la crème blanche que vous trouverez à la surface du lait de coco en boîte. Quand c'est bien chaud, ajoutez la pâte de curry et faites frire à feu assez vif jusqu'à ce que la pâte sèche et commence à siffler (environ une dizaine de minutes). Ajoutez la sauce poisson, puis après une minute le sucre. Après une minute, ajoutez le porc, en remuant bien pour le colorer, puis les morceaux de courge et enfin le lait de coco. Faites mijoter jusqu'à ce que la courge soit tendre (environ 1/2h). Au moment de servir, parsemez de lamelles très fines de feuille de combava. Accompagnez de riz blanc non salé.

Bon appétit!


dimanche 8 novembre 2009

Coings rôtis au four




(Mise à jour 2012: vous trouverez ici une version simplifiée de cette recette: coings confits au four, version super simple)

Ca y est, les trois derniers coings du jardin sont récoltés. On n'a pas eu une énorme production, mais pour une première année de mise à fruit, c'était déja pas mal, et surtout ils n'ont pas été touchés par la tavelure. Regardez sur la photo avant cuisson: ils sont magnifiques, non? Pour bien savourer ces derniers coings, je les ai préparé selon la recette que je préfère: lentement rôtis en four dans un sirop jusqu'à ce qu'ils prennent une couleur rubis et que le sirop se transforme en gelée. 

En cuisant dans le sucre les coings deviennent peu à peu confits et restent ainsi fermes malgré la durée de la cuisson. L'avantage de cette recette, c'est qu'il ne faut ni peler ni épépiner les coings: il suffit de les couper en deux (ou en 4 pour les plus gros) et quand ils sont cuits et refroidis, il est alors très facile de retirer leur coeur dur. Comme le sirop/gelée est riche en sucre, ils sont à déguster avec un fromage blanc nature: le contraste entre le fromage blanc et la chair confite des coings est idéal...


Ingrédients:

3 jolis coings
300g de sucre


Préparation:

Faites un sirop avec les 300g de sucre et un volume d'eau un peu inférieur au volume de sucre. Portez à ébullition et laissez bouilloner quelques minutes. Enlevez le duet des coings et coupez les coings en 2 ou en 4 s'ils sont vraiment gros à l'aide d'un bon couteau. Disposez les dans un plat allant au four qui soit juste assez grand pour les contenir tous (plus ou moins) en un seule couche, côté brillant vers le haut. Versez dessus le sirop encore chaud, couvrez et enfournez pour au moins 3h à four doux 140°C max.

 Vérifiez de temps à autre en cours de cuisson qu'il ne manque pas de sirop (l'idéal c'est d'utiliser un plat en plexi pour pouvoir surveiller sans ouvrir), après 2h de cuisson retournez les coings et montez la température du four pour finir de leur donner une belle teinte rouge-orangée.
Laissez refroidir après cuisson et dégustez accompagné de fromage blanc nature.

Bon appétit!


vendredi 6 novembre 2009

Risotto à l'encre de seiche, aux crevettes et au chorizo



Ok, Halloween est déjà passé, mais avouez que ce risotto à quelques chose d'un peu effrayant, non? B. avait ramené de son voyage au Japon il y a quelques mois de l'encre de seiche en sachet. Je ne savais pas trop comment l'utiliser, alors je l'avais laissée au fond d'un placard. Il y avait bien cette recette italienne de Risotto al nero di seppia, mais traditionnellement on y met des morceau de poulpe, et moi la texture scouitch-scouitch des calamars, ça ne m'emballe pas terriblement... Finalement ce week-end, j'ai eu l'inspiration pour un risotto à l'encre de seiche, mais avec des crevettes en place de calamar, et du chorizo pour relever le tout... Pour le bouillon, j'ai improvisé un bouillon d'inspiration un peu japonaise: dashi (bouillon japonais de poisson), saké et shoyu (sauce soja japonaise). Le résultat était très savoureux, mais je dois avouer que l'aspect noirâtre de la chose est assez intrigant.


Ingrédients:

200g de riz arborio
1 échalote
1 oignon
15 crevettes crues de taille moyenne
1 morceaux de chorizo
1 sachet de bouillon dashi (ou autre bouillon de poisson)
1 verre de saké
1 cuill à soupe de sauce soja
1 sachet d'encre de seiche (demandez à votre poissonnier)


Préparation:

Dans une casserole, préparez le bouillon avec le dashi, le saké, la sauce soja et 1 bon litre d'eau. Portez à ébullition et gardez chaud à feu doux. Dans une sauteuse à fond épais, faire revenir l'échalote et l'oignon hachés dans deux cuill à soupe d'huile jusquà ce qu'ils soient transparents (saupoudrez d'un peu de sel pour évitre qu'ils ne colorent).
Jettez le riz arborio dans la sauteuse et mélangez bien poour l'enrobez d'huile: les grains de riz deviennent alors translucides. Ajoutez alors deux louchées de bouillon chaud en remuant pour facilitez l'absorption. Poursuivez la cuisson du risotto en ajoutant du bouillon dès qu'il devient un peu sec: en tout la cuisson devrait prendre 20 à 30 minutes.
Préchauffez votre grill: y faire griller le chorizo coupé en tranches fines (pour avoir des chips de chorizo croquantes) puis les crevettes décortiquées. Mélanges chorizo et crevettes et gardez les au chaud.
Quand le risotto est presque à point (grain tendre et crémeux, mais avec un coeur un peu 'al dente'), ajoutez l'encre de seiche. Cuisez encore deux minutes, retirez du feu, ajoutez une bonne cuill à soupe de beurre, mélangez bien puis couvrez et laisser reposer 3 minutes.
Dressez le risotto dans les assiettes et disposez dessus le mélange crevettes- chorizo. Servez sans attendre.

Bon appétit!

mercredi 4 novembre 2009

Soupe aux haricots de Soissons et aux légumes


En fait, cette recette est quelque part entre la soupe et le plat complet, car les haricots de Soissons la rendent bien substantielle. Je crois que c'est la première fois que je cuisine des haricots de Soissons. Quand on est tombés au supermarché sur des haricots de Soissons frais, j'ai été surpris parce que je ne savais pas qu'ils étaient si gros! C'est énorme!
Pour une première, j'ai décidé de les cuisiner de façon très simple pour vraiment découvrir leur goût et leur texture. Ça a donc donné cette recette toute simple, mais bien agréable par un soir d'automne.


Ingrédients:

des haricots de Soissons frais
quelques carottes
1 oignon
quelques feuilles de chou (on a du chou palmier au jardin, donc on peut juste prendre quelques feuilles quand on veut)
du pesto maison ou en bocal


Préparation:

Couvrez les haricots de Soissons frais d'eau froide, amenez à ébullition et laissez mijoter 20 minutes. Égouttez et mettez-les dans un fait-tout avec les carottes et l'oignon coupés en morceaux. Couvrez d'eau, salez, poivrez, amenez à ébullition et faites mijoter 40 minutes environ jusqu'à ce que les carottes et les haricots soient tendres. 10 minutes avant la fin de cuisson ajoutez les feuilles de chou.
Au moment de servir vous pouvez accompagner d'un pesto maison pour relever le goût. Pour ma part j'ai utilisé de la 'fleur d'ail' offert par une amie québécoise, c'est à dire des feuilles d'ail des ours mariné dans de l'huile: délicieux!

Bon appétit!

lundi 2 novembre 2009

Macarons: essai n°1

Ahh, les macarons. Toujours très à la mode les macarons et ça fait déja un petit temps que ça dure! J'avais déja fait une tentative il y a deux ans de macarons aux chocolats qui étaient délicieux mais ne ressemblaient pas vraiment à des macarons. Cette fois ça y ressemble un peu plus, mais ils sont toujours raplapla... Ce qui m'a motivé à réessayer c'est d'avoir assisté Apolina, du blog Bombay-Bruxelles dans sa préparation de macarons pour le défi 'daring bakers' (enfin, quand je dis assister, disons que je l'ai distrait en papotant, ce qui n'a pas du beaucoup l'aider ;-)) Je me suis rendu compte que si la préparation des macarons est délicate, elle ne prend pas beaucoup de temps, je n'avais donc pas grand chose à perdre à essayer.

Fidèle à mes habitudes, je n'ai rien pesé ni mesuré, et j'ai même battu mes blancs en neige au batteur manuel (la flemme de sortir le batteur électrique, je sais c'est paradoxal!) : j'ésperais un miracle culinaire ou alors la chance du débutant, mais non, rien de tout cela: de jolis macarons, certes, mais un peu plats!


Ingrédients:


1 blanc d'oeuf (séparé du jaune 3-4 jours avant c'est mieux paraît-il)
2 cuill à soupe sucre fin
sucre glace
poudre d'amande


Préparation:

Battez le blanc d'oeuf en neige quand il est assez ferme, ajoutez le sucre fin en pluie en continuant de battre. Arretez quand la meringue forme des "becs d'oiseaux" quand vous retirez le batteur (c'est poétique, n'est-ce pas?).
Dans un bol, mélangez sucre glace (ou sucre impalpable, selon vos origines) et poudre d'amande (allez, en gros 6 cuill à soupe de sucre pour 3 de poudre d'amandes). Tamisez sur votre meringue et macaronnez. Quoi, vous ne savez pas ce que c'est 'macaronner'? M'enfin, moi je le sais depuis au moins deux jours, quoi! Donc, pour votre éducation, macaronner, c'est travailler la pâte à macaron à la spatule souple (que vous pouvez aussi appeler maryse, ça lui fera plaisir) pour la rendre lisse et brillante. A mon avis c'est l'étape délicate, et c'est là que je n'ai pas assuré, mais bon... tant pis.
Pour faire chic, vous pouvez ajouter du colorant alimentaire. Comme je n'en avais pas, j'ai mis du sirop pakistanais à la rose et au pandanus, qui est très fortement coloré (rose fluo), mais après cuisson le joli rose s'est transformé en brun: moins sexy, mais par contre l'arôme du sirop était encore présent et très agréable.

Déposez vos macarons sur votre plaque de cuisson à la poche à douille et laissez croûter (encore un terme technique, décidemment, c'est très sérieux les macarons) pendant 20 minutes à l'air libre avant d'enfourner pour 15 min à 150°C.
Laissez refridoir sur la plaque avant de décoller vos macarons. Garnissez du mélange de votre choix. De mon côté comme c'était juste un test illico-presto, je n'ai pas préparé de garniture, j'ai utilisé de la pâte à tartiner au spéculoos et c'était très bon comme ça!

Bon appétit!

vendredi 30 octobre 2009

Poulet rôti aux légumes dorés

Le week-end, quand je manque d'inspiration, c'est souvent poulet rôti, parcequ'il n'y a vraiment pas grand chose à faire, et que ça embaume tout l'appartement: idéal pour un "lazy sunday". Ce week-end, notre dimanche matin ne fut pas lazy, puisqu'on était au jardin, occuppés à piocher, bêcher, couper, bref à s'acharner sur un cognassier du japon qui a eu la mauvaise idée de ne pas fleurir l'hiver dernier et qui a part là signé son arrêt de mort.

Après deux heures de travaux au jardin, je me suis éclipsé en cuisine, juste le temps d'allumer le four et de préparer cette recette: 10 min de boulot et on n'en parle plus!


Ingrédients:

1 beau poulet (un label rouge tant qu'à faire)
1 cuill à soupe de beurre
4 patates douces
1 patisson
5 échalottes
1 citron
1 cuill à soupe de miel


Préparation:

Si vous y pensez, sortez le poulet du frigo en avance (après le petit déj dans mon cas), comme ça il ne sera pas trop froid au moment de l'enfourner. Préchauffez le four à 200°. Mélanger une cuill à café de sel et une cuill à café de poivre et frottez l'extérieur du poulet avec ce mélange, sans oublier d'en mettre aussi à l'intérieur de la bête. Massez le poulet à la main avec le beurre pour qu'il soit bien enduit sous toutes les coutures, puis posez le volatile au centre de votre plat à rotir.

Pelez les patates douces, coupez les en morceaux grossier, pelez et épépinez le patisson (ou une autre courge/potiron de votre choix) et coupez également en morceaux. Pelez les échalottes et coupez les en 4 dans la longueur. Entourez le poulet avec les légumes, versez de l'huile de l'olive sur les légumes, du sel, du poivre, un peu de miel et le jus d'un citron. Si vous en avez, vous pouvez également soupoudrez d'un peu de sumac dont le côté un peu aigrelet contraste agréablement avec la douceur des légumes rôtis.

Enfournez, baissez directement la température du four à 170°C. Après une heure, vérifier que le fond du plat n'est pas sec: si c'est la cas ajoutez 1/2 verre d'eau et si le poulet est déja bien doré, couvrez d'un papier alu ou d'une feuille fine de silicone.

Apres 1h1/2 les légumes devraient être tendre et le poulet à point. Arrêter le four 1/4h avant de couper le poulet pour bien garder les jus... miam!





Bon appétit!

mercredi 28 octobre 2009

Tarte flambée



Il n'est pas nécessaire d'être nostalgique d'un passage en Alsace pour apprécier une délicieuse tarte flambée sortant du four. Pour moi il y a quelque chose de très automnal à ce délice tout simple, c'est le genre de plat à engloutir en regardant tomber les feuilles mortes. C'est plus simple à préparer qu'une pizza, c'est cuit en 10 minutes et aucune préparation surgelée ne peut lui arriver à la cheville: que demande le peuple?
Pour alléger un peu la chose (parceque crème fraiche et lardons, ça pourrait en effrayer certains! ;-), j'ai allégé la crème avec du fromage blanc maigre et remplacé les lardons par de la 'julienne de bacon' trouvée au Delhaize: tout aussi bon et 4 fois moins gras que des lardons.


Ingrédients:

250g farine
environ 150 ml d'eau tiède
1/2 cuill à café de sel
5g levure fraîche
4 cuill à soupe de crème épaisse
4 cuill à soupe de fromage blanc maigre
julienne de bacon
1 oignon


Préparation:

Mélangez la farine avec le sel, puis avec la levure émiettée. Ajoutez l'eau petit à petit en mélangeant à la cuillère en bois. Quand l'ensemble forme une masse plus ou moins homogène, transférez le tout sur un plan de travail fariné et pétrissez. Au début la pâte sera molle et collante: ajoutez un peu de farine si elle colle trop aux doigts. Après quelques minutes de pétrissage (moins de 10 minutes) vous aurez une belle boule souple et élastique. Posez-la sur le plan de travail et recouvrez du bol dans lequel vous avez fait le mélange. Laissez lever entre 1/2h et 2h, selon votre timing.

1/2h avant de passer à table, préchauffez votre four à 200°C. Frappez la boule de pâte d'un bon coup de poing (en criant si ça peut vous défouler!) pour en chasser l'air, pétrissez 1 min puis commencez à l'étirer pour atteindre les dimensions de votre plaque de four. Vous aurez l'impression au début qu'il n'y aura pas assez de pâte, mais avec un peu d'effort, vous y arriverez. Dans un bol mélangez la crème épaisse, le fromage blanc, du sel, du poivre. Etalez ce mélange sur la pâte, parsemez de julienne de bacon et de lamelles d'oignon.

Enfournez, attendez patiemment 10 à 15 min, sortez du four, découpez et dégustez immédiatement, accompagné pourquoi pas d'une salade croquante.

Bon appétit!

lundi 26 octobre 2009

Pancakes à la semoule de blé

Ce dimanche matin, de lourds travaux nous attendaient au jardin: déraciner un arbuste installé depuis de nombreuses années et le remplacer par un autre beaucoup plus joli. Pour nous donner du coeur à l'ouvrage, j'ai improvisé rapidement une recette de pancakes à la semoule fine de blé dur: de quoi nous fournir l'énergie nécessaire au maniement de la pioche et de la hache!
Commencer le dimanche matin par la préparation de pancakes pourrait sembler insurmontable à certains, mais franchement, ce n'est ni long, ni difficile: ça prend moins de temps que descendre à pied à la boulangerie et faire la queue pour son craquelin. ;-) Surtout que je fais tout au jugé: je ne mesure rien je verse juste plif-plof pour avoir la consistance voulue. Si je devais décrire la recette, ça donnerait à peu près ça (je ne suis pas du tout sur des proportions vu que je n'ai rien mesuré):


Ingrédients:

150g farine blanche
75g semoule fine de blé dur
1 cuill à soupe sucre en poudre
1 cuill à café bicarbonate ou levure en poudre
150 ml lait
1 cuill à soupe d'huile
1 oeuf
1 yaourt


Préparation:

Mélanger dans un récipient les ingrédients secs (farine, semoule, sucre et bicarb.) Mesurer le lait dans un verre mesureur, ajoutez l'huile et l'oeuf (et eventuellement de l'extrait de vanille ou un autre arome de votre choix), mélanger à la fourchette et verser sur les ingédients secs. Mélanger le tout à la fourchette, et ajouter le yaourt jusqu'à avoir une consistance de pâte à crêpe très épaisse (si c'est trop liquide, ajoutez de la farine).
Pour cuire les pancakes, j'utiliser ma galettière en fonte: pas besoin d'ajouter de graisse et c'est tout aussi efficace qu'une poêle en teflon. Quand la poêle ou la galettière est bien chaude, versez la pâte avec une petite louche (j'en fais trois ou 4 en même temps), si la pâte est épaisse et ne s'étale pas assez seule, étalez un peu avec le dos de la louche. Laissez cuire environ une minute: quand vous voyez des petites bulles sur la face supérieure du pancake, il est temps de le retourner. Laissez cuire l'autre face moins d'une minute, puis empilez vos pancakes sur une assiette que vous couvrez d'un papier alu pour les garder bien chaud.
Servez avec ce qui vous plait: beurre fondu et sirop d'érable pour faire traditionnel, mais c'est aussi très bon avec de la cassonnade, de la confiture ou même ... du nutella!

Bon appétit!

jeudi 22 octobre 2009

Jalebis pour Diwali...




Samedi dernier, c'était Diwali, la fête des lumières, en Inde et partout dans le monde ou il y a des indiens. Pour l'occasion j'ai essayé une des friandises indiennes qui se préparent pour les fêtes, les jalebis. La photo fait un peu peur mais c'est super bon et facile à faire, les miens sont juste un peu gros car je n'avais pas d'embout moyen pour ma poche à douille. C'était la première fois que j'utilisais ma poche à douille, qui croupissait honteusement au fond d'un tiroir depuis que l'ai reçue à Noël il y a déjà 2 ans!
Comme tout ce qui est frit et sucré, les jalebis sont diaboliquement bons: ils n'ont pas eu le temps de refroidir on les a tous finis à deux en une seule fois: diabolique, je vous dis! ;-)

Ingrédients:

250g farine blanche
30g semoule fine ou farine de riz
1 cuill à café de levure chimique ou de bicarbonate
2 cuill à soupe de yaourt
300 ml d'eau (plus ou moins selon la farine utilisée)
400g sucre + même volume d'eau
1/4 cuill à café de filaments de safran
1 cuill à café d'eau de rose.

Préparation:

Attention, il faut commencer la veille! Donc il n'est pas possible en cas d'envie extrême et irrépressible de se préparer des jalebis en quelques minutes (ce qui est sans doute une bonne chose pour le tour de taille). Mais pas de panique: la veille il faut juste mélanger farine, semoule fine, bicarbonate, yaourt et la moitié du safran réduit en poudre. Ensuite ajoutez petit à petit de l'eau jusqu'à obtention d'une pâte semi-liquide; la consistance doit être celle d'un yaourt épais.
Couvrez et laisser reposer entre 18 et 24h. La pâte sera alors en ruban: en la soulevant avec la cuillère elle retombe en faisant de jolis rubans...
Préparez le sirop avec le reste de safran, les 400g de sucre et un volume d'eau un peu inférieur. Faites bouillir le sirop 8 minutes et ôtez du feu.
Dans une large sauteuse, versez de l'huile pour atteindre une hauteur de 2 cm. Quand elle est bien chaude, dessinez les jalebis en forme de spirale à l'aide d'une poche à douille. Retournez les rapidement (ils cuisent très vite, en quelques secondes!) et dès qu'ils sont gonflés et dorés, transférer les dans le sirop encore chaud.
Là encore, ils ne doivent pas rester plus de quelques secondes, au risque de devenir tout mous. L'idéal est qu'ils soient croquants, dorés et remplis de sirop...
Servez sans attendre.

Bon appétit!

mardi 20 octobre 2009

Soupe de fânes de radis à l'indienne


Bon, quand je dis 'à l'indienne', c'est à ma façon, hein, parceque je n'ai pas encore eu la chance de mettre les pieds en Inde et que ma connaissance du sujet vient seulement des quelques bouquins à ma disposition.
Dimanche, pour le buffet de la fête surprise, j'avais préparé, en plus du pain de viande du post précédent, une salade pommes de terre, radis, gouda et oignons jeunes. Du coup j'avais les fânes de deux bottes de radis au frigo, et hier soir, je les ai donc accomodées en soupe d'inspiration indienne...

Ingrédients:

Les fânes de deux bottes de radis
1 morceau de gingembre frais (4cm) découpé en allumettes
2 gousses d'ail pressées
1 oignon
1 piment vert frais (épépiné pour ne pas que ce soit trop 'hot')
1/4 cuill à café de curcuma
1/2 cuill à café coriandre en poudre
1/2 cuill à café cumin en poudre


Préparation:

Hachez grossièrement l'oignon puis mixez-le avec l'ail, le piment et le gingembre. Dans un fait-tout, faites chauffer une cuill à soupe d'huile ou de ghee et y faire revenir le mélange mixé pendant quelques minutes. Quand ça commence à sentir délicieusement bon, ajoutez les épices sèches et continuez à faire revenir en remuant pendant 1 minute. Ajoutez enfin les fânes bien lavées et faites les suez 1 à 2 minutes avant de couvrir d'eau chaude. Faites cuire 4-5 minutes pas plus, puis mixez le tout. Pour donner un peu de consistance, j'ai ajouté 2 cuill à soupe de purée mousseline avant de mixer.
Au moment de servir, ajouter un peu de jus de citron frais ou comme je l'ai fait hier, un peu de yaourt battu.

Bon appétit!

Pain de viande olives / tomates sèchées / estragon


Ce week-end on a fêté les 40 ans d'un ami en lui organisant une fête surprise. Enfin, nous on n'a rien organisé, hein, c'est une bonne copine à lui qui a tout geré, mais par contre on nous a demandé de prévoir quelque chose pour le buffet. Outre une salade de pommes de terre, j'ai donc préparé un pain de viande, que j'ai voulu d'inspiration plus ou moins méditerranéenne, avec beaucoup d'estragon car on en a plein au jardin et qu'avec le froid qui arrive, il est grand temps de l'utiliser. Je pense qu'il était bon, car il n'en est pas resté une miette!



Ingrédients:

800g de haché porc/veau nature
des olives vertes
des tomates sechées
des flocons d'avoine
2 oeufs
sel, poivre, piment rouge, paprika
estragon à volonté (frais si vous en avez, sinon, seché, c'est très bien aussi!).


Préparation:

Bon, là, je ne peux pas faire plus simple, il suffit de tout bien mélanger à la main! Non, j'exagère, il faut quand même couper les tomates sechées (celles qu'on achète en bocaux) en morceaux et les olives également. Pour les quantités, comptez au moins une bonne poignées d'olives une fois coupées et la même quantité de tomates sechées et 1/2 tasse de flocons d'avoine.
Dosez les épices à votre goût, en comptant au minimum 1 cuill à café de sel. Si vous en avezn'hésitez pas à remplacer le paprika par du pimenton, ce délicieux paprika fumé espagnol.
Faconnez le pain de viande en une belle miche légèrement allongée directement sur votre plaque de cuisson (plaque en silicone pour moi) et enfournez pour 3/4h à four moyen (180°C). En fin de cuisson, le pain de viande devrait commencer à colorer.

Laisser refroidir, emballer et partez pique-niquer ou faire la fête entre amis!

Bon appétit!

Tajine d'agneau aux coings


Voilà, je me lance. On m'a plusieurs fois demandé "mais avec tout ce que tu cuisines, pourquoi tu ne fais pas un blog?". La réponse c'est que je suis trop fainéant pour ça, et que dans la multitude des blogs de cuisine le mien ne va pas faire une grande différence, mais bon, finalement, après tout, pourquoi ne pas essayer...

Pour commencer, une recette avec des coings, parceque c'est de saison, que c'est un de mes fruits préférés et qu'il faut bien que je justifie le titre de ce blog. C'est un tajine marocain, c'est à dire que ni les oignons ni la viande ne sont revenus à l'huile, ce qui n'empêche pas ce plat d'être très savoureux.

Ingrédients:

3 belles tranches de gigots d'agneau
2 oignons
4 beaux coings
1 bouquet de coriandre
épices (selon ce que vous avez en réserve)
Miel

Préparation:

Coupez l'agneau en cubes (je fais ça aux ciseaux de cuisine, ça va très vite), et mettez-le avec un oignon haché dans une cocotte à fond épais. Couvrez d'eau et ajouter sel, poivre et des épices selon votre gout: pour ma part, j'ai ajouté 1/4 cuill à café de piment rouge en poudre, 1/2 cuill à café de ras-el-hanout et 1/2 cuill à café de gingembre en poudre. Ajoutez le bouquet de coriandre haché, amenez à ébullition, couvrez et laissez mijoter une bonne heure.
Après une heure ajoutez le second oignon haché. Faites revenir les coings coupés en 8èmes et épépinés (mais non pelés) dans une grande sauteuse avec un fond d'huile ou de ghee pendant quelques minutes pour les colorer et faire ressortir leur parfum. Quand certains ont joliment coloré, ajouter une à deux cuill à soupe de miel pour en enrober les coings.
Une demi-heure avant de passer à table, ajouter les coings au tajine et continuez à mijotter.

Servez avec de la semoule de couscous ou du riz.

Bon appétit!
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