vendredi 19 septembre 2014

Coudounat: liqueur de coings provençale



En Provençal, coing se dit coudoun, et le coudounat est donc une liqueur qui se faisait traditionnellement à base de coings et d'eau de vie. Comme souvent il en existe de nombreuses variations familiales.

 Après avoir consulté plusieurs sources, dont un livre que j'ai ramené de mon passage à la librairie 'Le Bleuet' à Banon: 'Délices de Provence' de Serge Panarotto, j'ai élaboré cette recette, un peu plus forte que l'originale je pense car j'ai utilisé de l'alcool à 94% (on en trouve au Delhaize). Si vous voulez un alcool plus soft, de l'alcool à fruit à ou de la vodka 40% feront très bien l'affaire aussi.


Ingrédients:

4-5 coings de taille moyenne
le jus d'un citron
Alcool surfin à 94% (ou vodka, ou alcool à fruit à 40%)
Sucre

Coudounat au premier jour

Préparation:

Enlevez le duvet des coings et nettoyez-les, mais ne les pelez pas. Mettez le jus de citron dans un grand saladier. Passez les coings à la grosse râpe (j'ai utilisé ma râpe à rösti) directement au dessus du saladier: mélangez de temps à autre avec le jus de citron pour éviter que les coings rapés ne s'oxydent. Râpez jusqu'à arriver au coeur dur du fruit, que vous pouvez jeter.

Déposez les fruits rapés dans un linge et pressez au dessus d'un récipient pour en recueillir le maximum de jus. J'ai obtenu 300ml de jus, auquel j'ai ensuite ajouté 300ml d'alcool surfin et 200g de sucre. Mélangez, mettez en bouteille et laissez reposer dans un endroit frais et sombre pendant 40 jours.

Coudounat après 40 jours

Santé!

12 commentaires :

  1. Quelle jolie couleur!!! Et la recette est super fastoche aussi!

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    1. Le contraste entre la couleur lors de la préparation et après quelques semaines est saisissant, j'adore aussi.
      C'est super simple c'est vrai, faut juste être patient! ;-)

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  2. Bonjour, je me posais une question juste avant de l'attaquer les coings sont là mais.
    Voilà une question de fainéante peut-on passer les coings à la centrifugeuse pour avoir le jus.
    J'ai goûté une fois ne liqueur de coing et nous en gardons un souvenirs impérissable, alors j'ai hâte de faire votre recette.
    Merci pour ses recettes d'ailleurs un site où il fait bon voyager, et rêver.

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    1. Oui, je suis sûr que ça peut fonctionner: je n'ai pas de centrifugeuse donc je n'ai pas eu le choix, mais si j'en avais eu une sous la main, je n'aurai pas hésité. Le résultat sera peut-être légèrement différent, tenez moi au courant! ;-)

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  3. Ça a l'air top, je me pose une question peut être bete, qu'as tu fait des coings râpés ensuite ?

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    1. Très bonne question en fait! Je les ai étalé sur une plaque à pâtisserie et je les ai séché à four doux. Une fois la pulpe bien sèche, j'aime bien l'utiliser en infusion: c'est légèrement acidulé et délicieux! Bonne soirée!

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    2. Alors là ça me plaît, car je suis une adepte des infusions en tous genres :) merci beaucoup, je pense la faire ce weekend :)

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    3. Super, ça devrait te plaire alors, c'est vraiment une infusion que j'aime beaucoup, autant en chaud l'hiver qu'en froid l'été ;-)

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  4. Ca fait quelques années que je fais de cette liqueur (ou eau de coing, selon les recettes qu'on trouve sur le net...). C'est elle qui m'a incité à planter deux cognassiers - de plus - en Lorraine l'an passé ;-)

    Au passage, le provençal "coudounat" fait bien penser au latin "Cydonia" - du toponyme grec d'où viendrait le fruit...

    Le truc un peu pénible dans cette recette, c'est quand même l'extraction du jus, si on part sur des quantités un peu conséquentes. L'an passé, j'ai porté mes coings chez un ami qui m'a aidé toute l'après midi à passer les fruits dans un extracteur - purement mécanique. Jus super limpide sans trop d'effort, j'étais super content...

    Je fais ma liqueur, et le résultat est... décevant. Yavait un truc vraiment dur en bouche. Je me suis demandé si j'avais trop extrait, si c'était des tanins. Je pense à faire un collage, j'essaie au lait... rien de probant. Je comprends que ça doit pas être des tanins, mais peut-être tout bêtement l'acidité des fruits pas très murs.

    Il fallait donc essayer de désacidifier. Je pense au bicarbonate. Bingo ! Ca métamorphose vraiment ma liqueur, qui d'un coup s'arrondit et s'ouvre. Par tatônnements, je trouve que la bonne dose est un peu moins d'une petite cuiller par litre. Je l'ajoute au moment d'entamer une bouteille. Il faut en enlever un peu avant dans la bouteille, parce que sur le coup ça fait mousser.

    Cette année, pas de récolte, mais un ami m'offre des coings. Rebelote avec l'acidité, et encore sauvé par le bicarbonate !

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    1. Merci pour ces précieuses informations! C'est vrai que pour moi qui ne suis pas équipé, l'obtention du jus est le plus compliqué.
      Je note le truc du bicarbonate ;-)

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  5. Autre remarque : je fais mon jus sans mettre de citron dans le coing râpé, qui effectivement s'oxyde.

    Je pense que pour le goût ça ne change rien, mais qu'avec ma façon de faire tout ce qui peut s'oxyder le fait de suite - ce qui fait que ma liqueur reste claire dans le temps - alors qu'en mettant du citron on protège un temps, mais que l'oxydation finit par se faire en bouteille, ce qui explique la couleur ambrée.

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    1. C'est vrai que pour le coup le jus de citron n'est sans doute pas nécessaire ici, c'est une habitude que j'ai en cuisinant les coings ;-)
      Bonne semaine!

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